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Cineastes.com

[USA] A history of violence de David Cronenberg

A history of violence de David Cronenberg

Messagede Baptiste » 25 Oct 2005, 08:45

A history of violence de David Cronenberg
Sortie : 02 Novembre 2005

Image

Avec Viggo Mortensen, Maria Bello, Ed Harris

Tom McKenna, un père de famille à la vie paisiblement tranquille, abat dans un réflexe de légitime défense son agresseur dans un restaurant. Il devient alors un personnage médiatique, dont l'existence est dorénavant connue du grand public...


Un autre film de Cannes sort sur les écrans, et cette fois ci encore ce n'est pas n'importe qui puisqu'il s'agit du dernier Cronenberg avec un beau casting.
Avant première Lundi 31/10 à 20h00 au Max Linder Panorama .

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Messagede Mazo » 25 Déc 2005, 23:09

Un film fort, très fort. Et très intéressant.
On dévore l'histoire d'un bout à l'autre. Une scène en particulier a retenue mon attention, très crue, mais particulièrement bien tournée et prenante ; la scène de l'escalier.
Mortensen est d'une justesse impressionante. De nouveaux talents (surtout le fils) prometteurs.

Si vous n'avez pas peur de quelques gouttes de sang, ni de la violence en général (qu'elle soit physique ou psychologique) et que vous n'avez rien contre les caméras un peu brutes et réalistes, foncez, vous allez adorer.
It's called a lance... Helloooo !!
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Histoire de violence...

Messagede 4land » 26 Déc 2005, 21:52

J'ai vraiment apprécié History Of Violence.

J'ai trouvé que David Cronenberg a réussi à se renouveller tout en gardant son style qui lui est propre : Histoire (encore une fois...) psychologique (...et on adore), une lenteur qui donne au film toute une ambiance pesante, une tension.

On pourrait s'attendre avec le titre "Histoiry Of Violence" a une tuerie Tanrantiniene, mais non; chaque scène violente est placé là où il faut, et quand il faut. Il n'ya pas de surenchère.

Personnelement, la scène que j'ai adoré c'est la dernière, il y a vraiment quelque chose dans leurs regards; enfin bon je ne vais pas non plus vous décrire l'épilogue.

Un bon film que je conseillerai au fan du canadien Cronenberg mais aussi à ceux qui ne le connaiss pas ou peu. :lol:

Petite note spéciale pour Viggo : bravo pour la préstation, j'aimerais te voir un peu plus dans ce genre de rôle.

----------------------------------

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Messagede Jay » 08 Jan 2006, 14:54

J'ai pu constater avant la sortie du film qu'il était très attendu et très bien critiqué.
Je suis donc allée le voir avec la conviction que j'allais "accroché" et le synopsis me plaisait aussi beaucoup. Le thème de la violence, son origine, le titre, bref, c'est un tout qui m'a motivé à aller le voir. Mais à la fin du film j'ai du me demander si ce n'était pas une blague ou si c'était bien la réalité. Je suis restée sans voix tellement ce film m'a parut tordu et ennuyeux, le scénario est plat, sans surprise. Tout le monde pouvait s'attendre à ce dénouement là mais personnellement, je m'attendais (et j'esperais fortement) un rebondissement de dernière minute mais la fin m'a vraiment laissé un gout amer de ce film.
Voilà, je sais que beaucoup de monde a aimer ce film je ne vous déconseille donc pas d'aller le voir, je voulais juste laisser une trace de ma déception.
Cependant, je trouve que les acteurs ont été bien choisit pour l'interpretation des rôles. Viggo Mortensen y est remarquable.


Personnelement, la scène que j'ai adoré c'est la dernière, il y a vraiment quelque chose dans leurs regards; enfin bon je ne vais pas non plus vous décrire l'épilogue.


Tu dis qu'il y a quelque chose dans leur regard.
Une amie à moi a émit l'hyppothèse que s'il y avait justement ce "quelque chose" c'est parce que + tôt dans le film
Spoiler:
Tom dit a sa femme qu'il a toujours vu combien elle l'aimait dans ses yeux tout au fil des années. Peut-être que ce gros plan sur son regard, si touchant pour certain, appuie sur le fait qu'elle l'aime toujours, ou alors qu'elle ne l'aime plus du tout.

Bref, ça fait un peu psychologique comme ça mais ta remarque m'a fait repenser à ça.
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Messagede lynch17 » 08 Jan 2006, 19:29

je comprends que tu aies pu ne pas apprécier ce film. je crois que soit on aime soit on deteste, je n'ai entendu personne parler de ce film à demi-mesure...

personnellement j'ai adoré, ça a été un vrai choc. au debut on se sent mal à l'aise, l'ambiance est bizarre et ça parait effectivement un peu plat. mais une fois qu'on est bien dans l'hisoire, on apprecie toute la qualité du jeu des acteurs... Cronenberg n'utilise aucun artifice, pour les laisser s'exprimer à fond, et ils sont tous plus émouvants les uns que les autres !! et finalement le film s'ecoule comme ça, de la maniere la plus naturelle qui soit, les scenes intimistes succedant aux effusions de sang, tout comme dans la vie on passe de moments de pur bonheur à l'inverse parfois...

dur, très dur. peut-etre un peu previsible c'est vrai, mais tellement réaliste grâce au jeu des acteurs et à la sobriété de la mise en scène... 8)
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A History Of Violence

Messagede Lanterna Venefica » 23 Jan 2006, 17:31

Et si, pour changer, je vous parlais d’une histoire… sur la violence ? Mais pas une violence complaisante, inutile et pseudo-intellectico-philosophique ! Non, une violence façon Cronenberg.
Cronenberg ? Qui c’est ?
Cronenberg, c’est un canadien !
Ca c’est moche !
Mais un canadien qui a su aller au-delà de ce handicap !
Ca, c’est bien !
Cronenberg, c’est donc le genre de type une fois vu sa tête, on comprend tout de suite ses films ! Cronenberg, c’est “eXistenZ”, c’est “Spider”, c’est “Vidéodrome”, c’est “La Mouche” etc. C’est le type qui a signé l’adaptation cinématographique d’un roman inadaptable (“Le Festin Nu” de William Burroughs, icône de la Beat Génération), c’est une personne obnubilée par les mutations, changements et attitudes des humains vis-à-vis d’eux-mêmes, de leurs pulsions les plus refoulées (« The body is the first fact of human existence ») Pas étonnant que sieur David Cronenberg ait acquis une réputation violente et perturbée en peu de temps (surtout après son premier film “Frissons”) ! Il semblait donc tout indiqué pour réaliser une autre adaptation (sa 4ème il me semble) : “A History of Violence”, un roman graphique (terme plus technique et plus « valorisant » pour désigner une BD) de John Wagner et Vince Locke, très proche graphiquement d’un autre comics, “Les Sentiers de la Perdition”.

Tom Stall, un père de famille à la vie paisiblement tranquille, abat dans un réflexe de légitime défense son agresseur dans un restaurant. Il devient alors un personnage médiatique, dont l'existence est dorénavant connue du grand public...

Ce père de famille, c’est Viggo Mortensen, révélé au grand public dans la trilogie du “Seigneur des Anneaux” ! Mais pour les autres, il est le Frank Roberts dans l’inoubliable “Indian Runner” de Sean Penn ; il est un peintre et un poète à ses heures perdues ! Bref, c’est un homme qu’on ne peut réduire à un type barbu aux cheveux gras qui emballe Liv Tyler dans un interminable (très) long métrage au succès et commercial et aux oscars (pléonasme) !
Epaulé par un Ed Harris, en très grande forme dans un rôle de mafieux parano à la gâchette facile et un William Hurt, surexcité en vrai faux parrain qui joue dans la démesure, Mortensen nous rappelle que, lui aussi, a un charisme incroyable !

« Demandez-vous plutôt pourquoi votre mari est si doué… pour tuer des gens ! » lance Ed Harris à Maria Bello. Cette réplique est l’emblème de l’univers torturé de Cronenberg : la cellule familiale confrontée à une crise indéfinie et extérieure, la violence qui surgit de plus en plus souvent et en devient banale ! Car c’est au sein de la routine que la violence choque le plus et le réalisateur s’en donne à coeur joie en évitant clichés et effets racoleurs ! Est-ce hideux ce crâne qui explose sous l’impact d’une balle à bout portant ? Et ce visage défiguré par un nez défoncé ? Ou y a-t-il une certaine beauté ?
« Tuer est un art, ce n’est pas inné ». La violence est-elle un moyen de rédemption ? De défense ? De salut ? Peut-on l’oublier ? Toute l’ambiguïté de ce film magistralement filmé et mis en scène est là : dans ce père de famille qui cache si bien ce petit quelque chose inavouable car la zone de mutation n’est plus un simple corps (comme dans “Videodrome”, “eXistenZ” ou “Frissons”), c’est la famille toute entière ! Quand l’édifice se fissure, chacun révèle ses faiblesses, ses failles, plus rien ne saurait être comme avant : calme et serein. C’est une spirale infernale, un virus qui se propage partout et fait chavirer tout ce qui semblait acquis. Le passé refait surface, peut-on l’oublier de nouveau quand on s’est forgé la vie souhaitée ?
Et comme à son habitude, lorsque le sexe apparaît, il est moyen d'auto-consolation, de rédemption ou... de soumission ! Jamais symbole d'amour : tout aussi violent que d'exploser une cafetière au visage d'un inconnu, le sexe n'est ni bon ni mauvais, juste l'extension d'actes cruels...
De cette anomalie, Cronenberg tire son film le plus accessible. Peut être le moins personnel car le moins autobiographique, pourtant tourné dans son Tonroto natal. Rien ne sera jamais résolu, tout reste à construire, à réinventer (rare moment d’optimisme chez Cronenberg). D’apparence simple et évidente, ce film est terriblement subtil et pervers.

« Tom Stall est un héros, il n’y a qu’en Amérique où l’on peut trouver ce genre de héros ! », et il n’y a que Cronenberg pour être autant étrangement inquiétant !
Lef'

http://www.cadrage.net/dossier/cronenberg.htm
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Messagede Kate » 24 Jan 2006, 11:21

Bien, alors c'est assez difficile de faire une critique donnant l'illusion d'une certaine constructivité en passant après toi, Lanterna Venefica... :wink:

J'ai beaucoup aimé... cet environnement intimiste d'une famille américaine lamba perdue au fin fond d'une petite ville rurale... où le train train quotidien est devenu comme source d'ennui... Cela est renforcé par des silences... ni dialogues ni musiques pendant certains passages du film, rendant l'atmosphère pesante...
Cette violence dans la façon de tourner, cette envie du réalisateur de tout nous faire partager de la vie de ses personnages, ne nous épargnant pas certains passages crus... nous fait devenir comme complice de toute cette violence...

Même si l'on a l'impression d'avoir déjà vu ce scénario des dixaines de fois, cela est compensé par toute cette ambiance, ce caractère rendu au film, où le lieu si égaré, nous fait perdre la notion du temps...

Un film à voir!

PS: Les interprétations sont remarquables... un Viggo Mortensen épattant...

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